À Zè, l’axe reliant Sédjè-Houègoudo à Sédjè-Dénou se dégrade fortement sous l’effet des pluies. Usagers et riverains appellent à des travaux urgents de reprofilage, de drainage et de remblai pour préserver la mobilité et les activités économiques.

La grande voie reliant Sédjè-Houègoudo à Sédjè-Dénou est aujourd’hui devenue un véritable parcours du combattant pour les usagers. Enfoncée dans la boue et parsemée de flaques d’eau stagnante, elle met à rude épreuve passagers, conducteurs de taxi-moto et commerçants depuis plusieurs mois.

Après la pluie du 23 août, l’inquiétude monte

La pluie tombée le dimanche 23 août a davantage aggravé l’état de la chaussée. En quelques heures, la voie déjà fortement dégradée s’est transformée en véritable bourbier. Boue, eaux stagnantes et zones inondées compliquent désormais la circulation et font craindre une dégradation encore plus importante de l’axe.

« Le lendemain, on a hésité à emprunter la voie. On ne savait pas si les motos allaient passer ou rester coincées », confie un usager régulier.

Cette situation inquiète d’autant plus les habitants que cet axe constitue une importante voie de desserte pour rallier les marchés, les établissements scolaires et les centres de santé.

Au-delà de la mobilité quotidienne, la voie Sédjè-Houègoudo – Sédjè-Dénou joue un rôle important dans les activités économiques de l’arrondissement de Sédjè. Elle relie plusieurs zones densément peuplées et facilite notamment l’évacuation des produits agricoles vers le centre d’Abomey-Calavi et d’autres grandes villes du Bénin.

Cette importance avait déjà conduit l’ancienne équipe dirigée par le Chef d’Arrondissement DAH-DODE Ferdinand à engager des travaux de reprofilage et de curage. Ces interventions avaient permis, selon plusieurs habitants, d’améliorer la praticabilité de l’axe et de limiter les effets des pluies.

Avec la nouvelle équipe conduite par le CA Fabien HODE, les attentes demeurent donc fortes. Les populations souhaitent que la continuité des efforts engagés soit renforcée par un entretien régulier de la voie.

« Nous avons vu ce que l’ancien CA a fait. La voie a servi. Maintenant, il faut aller plus loin : drainage, remblai et suivi régulier pour éviter qu’une seule pluie ne coupe tout », plaide un notable du quartier.

Du côté des conducteurs de taxi-moto, les conséquences sont déjà perceptibles : pannes fréquentes, temps de trajet rallongés et difficultés à transporter les passagers et les marchandises. Les commerçants évoquent également des pertes liées à l’eau et à la boue.

Sans une intervention rapide, les usagers redoutent que la voie devienne impraticable pendant plusieurs mois de la saison pluvieuse, avec à la clé un risque d’isolement de Sédjè-Dénou et une hausse du coût du transport.

Pour les populations de Sédjè-Houègoudo et de Sédjè-Dénou, l’entretien de cette voie dépasse donc la simple question du confort. Il en va de la sécurité des usagers, de la circulation des personnes et des marchandises, mais aussi de la vitalité économique de plusieurs localités de l’arrondissement.

✍️ Baudouin SODABI (Stg)