Élu à l'issue des élections du 12 avril dernier à plus de 94% des voix, Romuald Wadagni doit former son premier gouvernement après son investiture prévue pour le 24. Dans ce contexte, plusieurs interrogations se soulèvent quant à la composition de son premier gouvernement. Va- t-il reconduire l'équipe réformatrice dont il fait partie pendant les dix dernières années composée de technocrates ou va t-il procéder à une recomposition imposée par la nouvelle nomenclature politique ? Dans cette dernière interrogation, l'équation se trouve être à plusieurs inconnues. Qui seront ces hommes de confiance pour composer une équipe de continuité de l'action gouvernementale ? Les soutiens de la première heure ou ceux de circonstances ? Pour l'heure, nul ne peut apporter une réponse objective à toutes ces inquiétudes qui pourtant nécessitent d'être élucidées.
Le sphère politique dans lequel se trouve le nouveau président de la République est composé d'anciens alliés comme de nouveaux. À la veille des élections présidentielles, les transfuges de parti ''les démocrates '' ont soutenu en mouillant le maillot pour une victoire écrasante avec un score inégalable et inédit de 94,27% pour plébisciter Wadagni dans le fauteuil de la ''Marina''. Des soutiens de dernier instant ou de circonstances qui revendiquent cette victoire à travers une percé qui serait enregistrée dans leur localité. Ces derniers certainement lassés de continuer le combat dans l'opposition, envisagent bien une récompense afin de se repositionner sur la scène politique nationale. Selon certains observateurs et analystes politiques , ces soutiens de circonstances ont peu de chance pour se retrouver dans l'équipe de continuité du gouvernement Wadagni au lendemain du 24 Mai prochain. Plusieurs raisons expliqueraient cette thèse à savoir qu'il faut mettre des hommes véritablement digne de confiance pour éviter à l'avenir d'éventuelles situations qui pourraient entachées la gouvernance Wadagni vue que ce dernier est logiquement dans la continuité de son mentor Patrick Talon. L'autre raison évoquée qui pourrait hypothéquer leur entrée au gouvernement est qu'ils ont combattu le système dont est issu le nouveau Président. Mis ensemble ces éléments d'analyse, les nouvelles alliances de circonstance ont peu de chance d'avoir leur place dans le futur gouvernement.
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