La commune de Zagnanado durcit le ton dans la gestion de la transhumance. Un mois après la mission de veille pastorale menée sur le terrain, l’Exécutif communal a fixé une date butoir aux éleveurs transhumants encore présents sur le territoire.
Le maire de Zagnanado, Dr Damase Hintchémè Akpoyeté, a présidé, jeudi 13 août 2026, une séance de travail consacrée à la situation du cheptel transhumant dans la commune. Il était entouré de son Premier Adjoint, Odilon A. Aitchedji, des chefs d’arrondissement et des cadres techniques de la mairie.
La rencontre a également réuni plusieurs acteurs impliqués dans la gestion de la transhumance et de la sécurité locale, notamment les responsables des services déconcentrés de l’État, des commissaires de police, des représentants des éleveurs, des porte-voix des agriculteurs ainsi que des acteurs de la société civile.
Une date butoir fixée au 23 août
Cette réunion intervient à la suite de l’examen du rapport de la mission de veille pastorale effectuée du 13 au 17 juillet 2026. Les conclusions de cette mission, qui a permis d’évaluer la situation géographique et sécuritaire dans plusieurs zones de la commune, ont conduit l’autorité municipale à prendre une mesure ferme. Ainsi, les éleveurs transhumants encore présents sur le territoire communal sont invités à quitter Zagnanado au plus tard le dimanche 23 août 2026. La mairie entend, à travers cette mesure, mettre fin aux installations irrégulières avant d’engager de nouvelles dispositions de régulation de la transhumance.
Le recours aux forces de l’ordre annoncé
L’Exécutif communal prévient que passé le délai fixé, tout cheptel transhumant non autorisé encore présent sur le territoire fera l’objet d’un refoulement par les forces de l’ordre.
Cette décision intervient dans un contexte où la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs demeure une question sensible dans plusieurs localités. Pour les autorités communales, l’objectif est de prévenir les tensions, de préserver les activités agricoles et pastorales et de garantir la sécurité des populations.
À travers cet ultimatum, la mairie de Zagnanado affirme toutefois vouloir maintenir le dialogue et la concertation avec les différents acteurs. L’autorité communale entend ainsi concilier l’encadrement de la transhumance avec la préservation de la paix sociale et du vivre-ensemble entre communautés agricoles et pastorales.
Pierre SETONDJI (Collaboration)
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