À quelques heures de l'élection du bureau de la toute première mandature du Sénat, le Gouvernement a tenu à lever toute ambiguïté. Face aux spéculations sur l'identité du futur président de la chambre haute et sur une éventuelle influence de l'Exécutif, le porte-parole du Gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a opposé une fin de non-recevoir, rappelant que la désignation des dirigeants du Sénat relève exclusivement de ses membres.

Lors de son point de presse de ce mercredi 5 août 2026, le ministre a insisté sur le respect scrupuleux du principe de la séparation des pouvoirs. À l'en croire, les 25 sénateurs disposent de l'entière liberté de choisir les trois membres de leur bureau, sans intervention ni orientation de l'Exécutif.

Une élection sous le sceau de l'autonomie institutionnelle

Alors que plusieurs noms circulent pour la présidence du Sénat, notamment ceux de personnalités ayant marqué la vie politique nationale, Wilfried Léandre Houngbédji a rappelé que seule la volonté des sénateurs exprimée dans les urnes déterminera l'issue du scrutin. Le Gouvernement, a-t-il assuré, n'entend exercer aucune influence sur ce choix souverain.

Le porte-parole a également précisé que la présence de personnalités de premier plan au sein de la chambre haute s'inscrit dans les dispositions prévues par la Constitution et les lois de la République, lesquelles définissent clairement leur rôle au sein de cette institution.

Le feu vert de la Cour constitutionnelle

Le ministre est revenu sur une étape décisive du processus d'installation du Sénat : la validation de son Règlement intérieur par la Cour constitutionnelle. Cette décision confère désormais une base juridique solide à l'organisation de l'élection du bureau et au démarrage effectif des activités de la chambre haute.

L'élection des trois membres du bureau marquera ainsi une nouvelle phase dans la consolidation du Sénat, appelé à jouer un rôle stratégique dans le fonctionnement des institutions de la République, notamment en matière de réflexion législative, de régulation et de conseil.

Au-delà du choix des hommes, le scrutin de ce 5 août constitue un moment fondateur pour cette nouvelle institution, dont les premiers responsables auront la responsabilité de poser les bases de son fonctionnement et de son rayonnement au sein de l'architecture institutionnelle du Bénin.

 

Zacharie GANGBO