La Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (CSTB), le Front patriotique et l’Organisation des Droits de l’Homme et des Peuples (ODHP) ont élevé la voix, jeudi 23 juillet, pour réclamer la libération de Joseph Aïmasse. Au cours d’un point de presse conjoint, les trois organisations ont dénoncé une détention qu’elles jugent arbitraire et appelé les autorités à agir.

 Une mobilisation pour dénoncer une détention prolongée

Réunis au siège de la CSTB, les responsables des trois organisations ont consacré leur conférence de presse à la situation de Joseph Aïmasse, coordonnateur du Front patriotique dans l’Ouémé et secrétaire aux relations extérieures de la CSTB, placé en détention depuis le 16 décembre 2025.

Dans son intervention, le secrétaire général de la CSTB, Kassa Mampo, a dénoncé ce qu'il considère comme une incarcération arbitraire. Selon lui, cette rencontre avec les médias visait à alerter l'opinion publique nationale et internationale sur les préoccupations des organisations concernant le climat sociopolitique du pays et, plus particulièrement, sur la détention provisoire prolongée de leur responsable.

Le Front patriotique revient sur les circonstances de l'arrestation

Prenant la parole à son tour, le coordonnateur général du Front patriotique, Laurent Métognon, est revenu sur les faits ayant conduit à l'interpellation de Joseph Aïmasse. D'après ses explications, celui-ci aurait été arrêté à la suite d'une manifestation organisée à l'occasion de la commémoration du 11 décembre 1989, durant laquelle les participants réclamaient le départ des troupes françaises présentes au Bénin. Toujours selon Laurent Métognon, Joseph Aïmasse a ensuite été présenté devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), où des accusations d'incitation à la violence et d'apologie de coup d'État lui auraient été notifiées.

 Un appel aux autorités

Évoquant la portée historique du 11 décembre 1989, Laurent Métognon a rappelé que cette date demeure, selon lui, un symbole fort de l'histoire politique béninoise depuis la Conférence nationale de 1990.

En présence de nombreux travailleurs, militants et professionnels des médias, la CSTB, le Front patriotique et l'ODHP ont réaffirmé leur exigence de voir Joseph Aïmasse remis en liberté. Les trois organisations ont également invité le président de la République à accorder une attention particulière à ce dossier, tout en annonçant leur détermination à poursuivre leur plaidoyer jusqu'à l'aboutissement de leur démarche.

 

Zacharie GANGBO