La justice béninoise continue de multiplier ses efforts dans le dossier d'arrestation de l'activiste béninois Kèmi Séba en Afrique du Sud. Selon les informations concordantes, les autorités béninoises ont affiché à nouveau leur volonté de voir Kèmi Séba extradé au Bénin pour être jugé par la justice locale. Elles ont présenté à cet effet , à travers l'ambassade de l'Afrique du Sud à Cotonou, un document de plus de 100 pages à la justice Sud - africaine qui entend se donner du temps afin d'examiner minutieusement le dossier d'extradition.
L’affaire Kemi Seba entre dans une nouvelle phase en Afrique du Sud. Après plusieurs semaines d'attente, les autorités béninoises ont officiellement déposé leur demande d'extradition visant Kemi Seba auprès de l'ambassade d'Afrique du Sud à Cotonou. Mais cette formalité, attendue par les juridictions sud-africaines, n'a pas permis un examen immédiat du fond de l'affaire.
À l'issue d'une audience particulièrement brève tenue lundi 14 juillet, le tribunal a choisi de renvoyer le dossier à une date ultérieure, précisément le 11 août prochain afin de permettre l'analyse des pièces transmises par le Bénin.
Ce document détaillerait l'ensemble des faits reprochés à Kemi Seba, en précisant notamment les dates, les lieux ainsi que les circonstances des infractions qui lui sont imputées.
Pour rappel, deux mandats d'arrêt ont été émis contre l'activiste Kèmi Séba, un premier en juin 2025 et le second en décembre de la même année. Les autorités béninoises lui reprochent notamment d'avoir diffusé plusieurs vidéos interprétées comme un soutien aux auteurs présumés de cette tentative de putsch le 7 décembre 2026. À ces faits s'ajoutent des accusations d'incitation à la haine, d'incitation à la violence, de rébellion, de blanchiment de capitaux et de cyberharcèlement.
Du côté de Cotonou, aucune information ne filtre du contenu exact des preuves versées au dossier. La procédure ayant été menée dans une grande discrétion, ne permet pas de savoir quelles pièces justificatives accompagnent précisément la demande d'extradition.
L'activiste a, à plusieurs reprises, publiquement remis en cause les institutions judiciaires béninoises. Les juridictions sud-africaines devront donc également apprécier si son transfert vers Cotonou respecte les exigences d'un procès équitable.
Zacharie GANGBO
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