Au Bénin, sept enseignants du sous-secteur des enseignements maternel et primaire font l'objet d'une procédure disciplinaire pouvant conduire à leur radiation de la fonction publique. Mis en cause pour des absences irrégulières à leur poste de travail, ils ont comparu devant la Commission administrative paritaire (CAP) du ministère des Enseignements maternel et primaire (MEMP), chargée d'examiner leur situation avant de formuler des propositions de sanctions.
Les auditions se sont déroulées du 7 au 10 juillet 2026, à l'occasion de la première session ordinaire de la CAP au titre du troisième trimestre. Les agents concernés sont composés de cinq contractuels de droit public de l'État et de deux fonctionnaires en service dans les circonscriptions scolaires de Gogounou, Bembèrèkè, Bassila I, Ouèssè, Savè, Allada et Toffo.
Selon les éléments examinés par la commission, six enseignants sont poursuivis pour absence irrégulière à leur poste. Le septième est également appelé à répondre de faits qualifiés de perfidie, en plus de l'abandon de poste qui lui est reproché. Ces procédures disciplinaires s'inscrivent dans le cadre de l'application du Code d'éthique et des valeurs de l'administration publique, qui impose aux agents de l'État le respect de leurs obligations professionnelles.
Conformément au principe du contradictoire, chacun des enseignants mis en cause a été entendu et a pu présenter ses moyens de défense devant les membres de la commission. Au terme des travaux, la CAP transmettra ses recommandations au ministre des Enseignements maternel et primaire, Armand Natta, à qui revient la décision finale sur les sanctions à infliger.
Au regard de la gravité des manquements reprochés, les intéressés encourent des sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu'à la radiation définitive des effectifs de l'administration publique.
Cette nouvelle procédure intervient quelques semaines seulement après une précédente session disciplinaire. En juin 2026, treize enseignants avaient déjà été entendus pour des absences irrégulières et prolongées, tandis que deux autres étaient poursuivis pour non-respect de prescriptions administratives. Un autre agent avait, pour sa part, comparu pour « défaillance et incompétence notoire » dans l'exercice de ses fonctions.
À travers ces différentes procédures, les autorités béninoises réaffirment leur volonté de renforcer la discipline administrative et de promouvoir une gestion plus rigoureuse des ressources humaines dans le système éducatif.
Zacharie GANGBO
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N'est pas enseignant qui veut seulement mais qui peut en plus. L'Etat devra avec le temps instaurer une prestation de serment de la part de chaque enseignant à sa première prise de service.
N'est pas enseignant qui veut seulement mais qui peut en plus. L'Etat devra avec le temps instaurer une prestation de serment de la part de chaque enseignant à sa première prise de service.