La délégation nigérienne à Cotonou depuis ce vendredi conduite  par le Général de division Mohamed Toumba, ministre de l’Intérieur pour la réunion stratégique fixe deux conditions non négociables et irréversibles pour la réouverture de la frontière entre le Bénin et le Niger.Il s’agit entre autres de la signature d’un accord garantissant la non-utilisation du territoire de l’un contre l’autre, et la transparence totale sur les forces étrangères frontalières via une cellule bilatérale de renseignement.  Pour le chef de la délégation nigérienne ces exigences ne doivent pas être négociables, car elles touchent à la survie même de deux États. Ainsi, le Niger fixe le cadre de toute future coopération militaire avec ses partenaires régionaux. 

Au cours de la rencontre stratégique de travail devant conduire à la réouverture prochaine des frontières du côté de Malanville à la grande satisfaction des deux peuples du Bénin et du Niger, Niamey a donné un ton ferme : deux conditions doivent être remplies « ici et maintenant », sans possibilité de négociation a martelé le général Toumba. Toujours selon lui, il s'agit des exigences vitales pour la sécurité nationale. La première exigence concerne la Signature d’un accord de défense et de sécurité posant « le principe intangible de la non utilisation du territoire de l’un contre l’autre ». À ce niveau, il s’agit de garantir que le sol d’un État partenaire ne serve pas de base arrière pour des actions hostiles contre le Niger.

La deuxième condition évoquée par le Niger est relative à une transparence totale de coopération opérationnelle. Cela passe par souligne -t-il de « la transparence totale sur les dispositifs étrangers stationnés à proximité de notre frontière » et par « la création opérationnelle d’une cellule bilatérale de fusion du renseignement ». L’objectif de cette exigence est « pour que nous cessions de lutter seuls contre un ennemi qui ne connaît pas de frontière » a martelé le Général Toumba.

 

Zacharie GANGBO