La mesure prise en conseil des ministres du 3juin  dernier au profil des urgences vitales dans les hôpitaux publics a été passée à la loupe aux hommes des médias. Les ministres Benjamin Hounkpatin de la santé et Léandre Houngbédji, porte parole du gouvernement ont apporté des précisions quant à la gestion du fond alloué à ce secteur vital.   C'est à travers une conférence de presse conjointe.

 

Selon le ministre de la Santé, l’État a prévu une dotation financière pour permettre aux hôpitaux de disposer des médicaments, produits et équipements nécessaires à la prise en charge rapide des patients en situation d’urgence. L’objectif est d’éviter que des personnes perdent du temps à chercher de l’argent avant de recevoir les premiers soins indispensables. Benjamin Hounkpatin a souligné que les établissements de santé doivent être en mesure d’intervenir immédiatement lorsqu’une urgence vitale se présente. Les familles ne seront donc plus contraintes d’avancer les frais au moment critique. Toutefois, elles devront par la suite s’acquitter des dépenses engagées selon les procédures prévues.

Le ministre porte parole du gouvernement à quant à lui insisté sur la volonté du gouvernement de rendre ce mécanisme durable. Wilfried Léandre Houngbédji aexpliqué qu’il ne s’agit pas d’une mesure temporaire, mais  plutôt d’un dispositif destiné à améliorer durablement l’accès aux soins d’urgence pour les populations. Wilfried Léandre Houngbédji  a aussi rassuré le peuple sur les moyens prévus pour soutenir cette réforme. Il a par ailleurs fait comprendre que la question des urgences vitales concerne tous les citoyens et mérite une mobilisation collective afin de garantir son succès. Les deux ministres  ont  précisé que la prise en charge des urgences vitales s’applique à tous les patients concernés, sans distinction de statut social, de lieu de résidence ou de niveau de revenus.  

 

Zacharie GANGBO