Une affaire judiciaire secoue l’administration du complexe marchand de Cotonou, quelques mois après sa mise en service. Le principal responsable de la gestion du site est placé en détention provisoire, tandis que son adjoint reste à la disposition de la justice.

La gestion du marché moderne de PK3, à Cotonou, connaît un sérieux rebondissement judiciaire. Le régisseur principal du site a été placé sous mandat de dépôt à l’issue de sa présentation devant le parquet compétent. Son adjoint immédiat, également impliqué dans le dossier, a en revanche bénéficié d’une remise en liberté sous convocation judiciaire. L’information est rapportée par Madame Actu.

Cette décision judiciaire intervient dans un contexte où la gestion des nouvelles infrastructures marchandes fait l’objet d’une attention particulière des autorités. Déployés par l’Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM) pour assurer le fonctionnement du marché de PK3, les deux responsables sont désormais confrontés à la justice. Si le principal responsable a été conduit en détention provisoire, son adjoint devra répondre aux préoccupations des enquêteurs lors de prochaines convocations.

La gestion du marché dans le viseur de la justice

Pour l’heure, les contours précis des faits reprochés aux deux responsables n'ont pas été officiellement détaillés. Les éventuelles irrégularités liées à la gestion administrative et financière du marché, à l'attribution des espaces marchands ou aux différentes opérations effectuées sur le site devront être éclaircies dans le cadre de la procédure judiciaire. Il convient donc de ne pas préjuger de leur culpabilité avant l'issue de la procédure.

L'affaire intervient dans un contexte particulier pour le marché moderne de PK3. Inauguré le 23 janvier 2026, ce complexe commercial a été conçu pour accueillir principalement les commerçants de friperie précédemment installés à Missèbo. Il constitue l'un des grands projets de réorganisation du commerce urbain à Cotonou.

L'infrastructure dispose notamment de 1 885 étals, 266 hangars, 276 boutiques, 88 espaces réservés aux tailleurs, 98 espaces de buanderie, 24 restaurants, 20 grands magasins et 36 magasins de semi-gros. Un ensemble qui nécessite une organisation rigoureuse et un dispositif de gestion transparent.

Au-delà de la détention du régisseur principal et de la situation judiciaire de son adjoint, cette affaire remet au centre des préoccupations la question de la gouvernance des marchés modernes. La transparence dans l'attribution des emplacements, la gestion des redevances et le respect des procédures administratives constituent en effet des enjeux majeurs pour la crédibilité du dispositif mis en place par l'ANaGeM.

Les prochaines étapes de la procédure devraient permettre d'en savoir davantage sur les faits à l'origine de cette affaire et sur les responsabilités éventuelles des personnes concernées. En attendant, le régisseur principal demeure en détention provisoire, tandis que son adjoint reste sous convocation judiciaire.