À Kikélé, les animaux abandonnés près du lieu de l’attaque ont permis aux enquêteurs de remonter la piste des présumés braqueurs. Cinq suspects ont été placés en détention provisoire et cinq autres sous contrôle judiciaire.
Un troupeau de bovins au cœur d’une enquête pour vol à main armée. À Kikélé, dans la commune de Bassila, dix individus ont été interpellés à la suite d’un braquage survenu dans la soirée du vendredi 16 octobre 2026. Une enquête menée par la Police républicaine, avec l’appui de chasseurs locaux, a permis de remonter jusqu’aux suspects grâce à une piste pour le moins inhabituelle : des bovins retrouvés à proximité des lieux.
Selon les informations publiées mardi 27 octobre 2026 par la Police républicaine sur sa page Facebook, les faits se sont produits aux environs de 21 h 45, alors que des personnes revenaient du marché. Une centaine de bovins aurait été utilisée pour masquer les déplacements des auteurs présumés et faciliter leur embuscade.
Des bovins abandonnés, une piste décisive pour les enquêteurs
Alertées après les faits, les forces de l’ordre du commissariat de l’arrondissement central de Kikélé ont ouvert une enquête afin d’identifier les auteurs de cette attaque. Les investigations, appuyées par des renseignements opérationnels et la collaboration des chasseurs de la localité, ont rapidement conduit à une découverte déterminante.
Les recherches ont en effet permis de retrouver le troupeau à environ 600 mètres du lieu du braquage. Les animaux auraient été abandonnés par les personnes impliquées dans l’attaque. Les enquêteurs ont alors placé la zone sous surveillance afin de tirer parti de cette piste.
La stratégie a porté ses fruits lorsque dix individus sont revenus sur les lieux et ont été immédiatement interpellés. Une perquisition effectuée dans le cadre de l’enquête a également permis de découvrir des boîtes vides de cartouches de calibre 12, un élément supplémentaire versé aux investigations.
Présentés le jeudi 22 octobre au procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Djougou, les dix mis en cause ont connu des sorts judiciaires différents. Cinq ont été placés en détention provisoire, tandis que les cinq autres ont été soumis au contrôle judiciaire.
L’enquête devra désormais permettre de déterminer avec précision le rôle joué par chacun des suspects dans ce braquage.
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