Les attributaires de parcelles commerciales situées le long de la Route des Pêches, sur le tronçon Marie Stella–Adounko, sont désormais fixés sur leur sort. Ils ont jusqu’au 31 décembre 2026 pour démarrer effectivement les travaux de construction. Passé ce délai, les contrevenants s’exposent à la déchéance de leur attribution, sans mise en demeure préalable. À travers cette mesure ferme, les autorités entendent accélérer la mise en valeur des terrains et freiner la spéculation foncière dans cette zone à fort potentiel touristique.

Le compte à rebours est lancé pour les bénéficiaires de parcelles commerciales le long de la Route des Pêches. Dans un communiqué, la Commission d’attribution des parcelles commerciales rappelle aux attributaires du tronçon Marie Stella–Adounko l’obligation de passer à l’action. L’échéance est clairement fixée au 31 décembre 2026 : les travaux de construction doivent avoir effectivement démarré au plus tard à cette date.

La sanction annoncée ne laisse aucune marge de manœuvre aux retardataires. Tout attributaire qui ne se conformera pas à cette exigence risque de perdre purement et simplement sa parcelle, sans bénéficier d’une mise en demeure préalable. Un avertissement qui traduit la volonté des autorités de mettre un terme à l’immobilisation des terrains destinés à accueillir des activités commerciales.

Mettre fin aux terrains laissés en friche

Derrière cette mesure se profile un enjeu majeur : lutter contre la spéculation foncière. Depuis les opérations d’aménagement de la Route des Pêches, cet axe est appelé à devenir un pôle d’attraction touristique et économique. Toutefois, la détention de parcelles sans réalisation de projets concrets constitue un frein à la valorisation de son potentiel.

Des bénéficiaires peuvent être tentés de conserver leurs terrains sans y investir, dans l’espoir de les revendre ultérieurement à des prix plus élevés. Une pratique qui retarde l’installation des activités commerciales attendues et compromet, à terme, les objectifs de développement associés à cet important projet d’aménagement.

Pour les pouvoirs publics, l'attribution d'une parcelle ne saurait donc se limiter à l'obtention d'un titre ou d'un droit d'occupation. Elle implique également une obligation de mise en valeur, conformément aux conditions fixées par les autorités compétentes.

Les chantiers attendus dès janvier 2027

La Route des Pêches représente un axe stratégique pour le développement touristique du Bénin. À terme, l’installation d’hôtels, de restaurants, de boutiques et d’autres services commerciaux devrait contribuer à renforcer l’attractivité de la zone, à stimuler les investissements privés et à favoriser la création d’emplois

Pour atteindre ces objectifs, les attributaires sont invités à accomplir les formalités administratives nécessaires, notamment le dépôt des demandes de permis de construire, puis à engager concrètement leurs projets. L’enjeu est de transformer les parcelles attribuées en espaces effectivement aménagés et exploités.

La vigilance sera renforcée après l’expiration du délai. Des visites de terrain sont annoncées à partir de janvier 2027 afin de vérifier le respect des engagements pris par les bénéficiaires.

L’efficacité de cette opération dépendra notamment de la rigueur des contrôles et de l’application effective des sanctions annoncées. Pour les attributaires concernés, le message est sans équivoque : le temps de l’attentisme touche à sa fin. Il leur reste désormais quelques semaines pour matérialiser leurs quelques semaines pour matérialiser leurs projets, sous peine de voir leurs parcelles leur échapper.