Des écarts de poids constatés entre les quantités annoncées et celles effectivement servies aux consommateurs ont conduit l’Agence nationale de métrologie et de contrôle qualité à sévir dans plusieurs points de vente.

Le contrôle de la commercialisation du gaz domestique se durcit dans le septentrion du Bénin. Au terme de deux semaines de vérifications, l’Agence nationale de métrologie et de contrôle qualité (ANM) a retiré de la vente près de 150 bouteilles présentant des irrégularités. L’opération, menée dans plusieurs points de distribution, met en lumière des écarts entre le poids affiché et la quantité réellement délivrée aux consommateurs.

Natitingou, Djougou, Kandi et Malanville ont notamment été ciblées par cette campagne de contrôle. Sur le terrain, les agents de l’ANM ont procédé à des vérifications destinées à s’assurer de la conformité des bouteilles et surtout de la quantité de gaz effectivement mise à la disposition des clients.

Des écarts de poids au cœur des contrôles

Les vérifications ont fait apparaître, sur près de 150 bouteilles, une discordance entre la quantité indiquée et celle réellement servie. Une anomalie qui n’est pas sans conséquence pour le consommateur, puisque le prix payé doit correspondre à la quantité effectivement délivrée.

Les responsables des points de vente concernés ont été convoqués par l’ANM afin de s’expliquer sur les irrégularités constatées. Les bouteilles concernées ont, pour leur part, été retirées de la vente dans le cadre de la procédure de contrôle.

À travers cette opération, l’ANM rappelle ainsi son rôle de gendarme de la conformité des produits et des transactions fondées sur les mesures. L’agence effectue régulièrement des contrôles inopinés dans différentes localités du pays afin de déceler les pratiques susceptibles de porter atteinte aux intérêts des consommateurs.

La démarche vise notamment à s’assurer que les produits vendus respectent les normes en vigueur et que les quantités facturées correspondent effectivement aux quantités livrées.

Dans le secteur du gaz domestique, cette exigence revêt une importance particulière. Une différence, même limitée, entre le poids annoncé et le poids réellement servi peut directement se traduire par un préjudice pour l’acheteur.

L’opération menée dans le septentrion apparaît donc comme un nouveau signal de fermeté adressé aux acteurs de la distribution. Pour l’ANM, le contrôle des instruments, des quantités et de la conformité des produits demeure un moyen essentiel de garantir des transactions plus transparentes et de renforcer la protection des consommateurs sur le marché béninois.

 

✍️ Zacharie GANGBO