La santé oculaire veut davantage s’imposer dans les médias béninois. C’est dans cette dynamique que LAPAIRE a réuni, ce lundi 31 août 2026, des professionnels des médias autour d’une conférence de presse consacrée à la présentation de données et de statistiques sur les maladies et déficiences visuelles. L’objectif est de permettre aux journalistes de disposer de sources fiables afin de mieux traiter les questions liées à la santé des yeux.

Au cours de cette rencontre, Madame Laurette KANKANGBE, présentatrice, a exposé plusieurs données relatives à la santé oculaire et aux principales affections susceptibles d’altérer la vision. La présentation a notamment porté sur des pathologies telles que la cataracte, le ptérygion, la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme, la presbytie et le strabisme.

À travers cette initiative, LAPAIRE entend mettre à la disposition des professionnels des médias des informations fiables afin de favoriser une meilleure couverture des questions liées à la santé visuelle.

Les responsables de la structure ont notamment présenté le tableau « Lesangon », un outil regroupant des statistiques et informations disponibles et accessibles gratuitement à tous, particulièrement dans le domaine de la santé publique et de la santé oculaire.

Pour les initiateurs, ces données ne doivent pas rester confinées dans les rapports techniques. Elles constituent des indicateurs précieux permettant de mieux comprendre les réalités sanitaires et économiques liées aux problèmes de vision. Les journalistes ont ainsi été invités à les exploiter dans leurs articles, reportages, émissions et enquêtes.

« L’information basée sur des données fiables et publiées constitue le meilleur outil pour éclairer l’opinion publique », ont souligné les organisateurs, qui ont réaffirmé leur disponibilité à fournir aux professionnels des médias les données et l’expertise nécessaires à leurs productions.

Les déficiences visuelles, un enjeu sanitaire et économique

Au cours de la présentation, les participants ont été sensibilisés aux conséquences des troubles visuels sur la vie quotidienne et la productivité. Selon les données communiquées, environ 90 % des informations reçues quotidiennement par l’être humain seraient transmises au cerveau par les yeux. La santé visuelle ne relève donc pas uniquement du bien-être individuel, mais comporte également des implications économiques importantes.

Une mauvaise vision peut en effet réduire la capacité d’un travailleur à accomplir efficacement ses tâches et, par conséquent, entraîner une baisse de productivité et de revenus. À l’échelle mondiale, les pertes économiques liées au manque de productivité associé aux déficiences visuelles sont estimées à environ 411 milliards de dollars par an.

Autre constat présenté aux journalistes : près de 30 % des travailleurs dans le monde auraient une vision non corrigée qui pourrait être améliorée. Il s’agit notamment de personnes vivant depuis plusieurs années avec des problèmes de vue sans effectuer de consultation ou de dépistage. Les campagnes de dépistage permettent pourtant de détecter différents troubles, parmi lesquels la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme, la presbytie et le strabisme. À ces troubles s’ajoutent des affections oculaires importantes comme la cataracte et le ptérygion, qui nécessitent également une attention particulière et une prise en charge adaptée.

Cataracte et ptérygion : des maladies à mieux faire connaître

La cataracte figure parmi les affections oculaires abordées lors de la présentation. Elle se caractérise par une opacification progressive du cristallin, pouvant entraîner une baisse de la vision. Son évolution étant généralement progressive, certaines personnes peuvent tarder à consulter jusqu’à ce que leur vision soit fortement altérée.

Le ptérygion, autre affection évoquée, correspond à une croissance anormale d’un tissu conjonctival sur la surface de l’œil, pouvant progressivement s’étendre vers la cornée. L’exposition aux rayons ultraviolets, à la poussière et à certains facteurs environnementaux peut notamment favoriser son apparition. La présentation a ainsi permis d’attirer l’attention des journalistes sur la nécessité de mieux informer les populations sur ces maladies, leurs signes, leurs facteurs de risque et l’importance du dépistage.

La presbytie et la myopie au cœur des préoccupations

La presbytie constitue également l’un des troubles évoqués. Près de 85 % des personnes âgées de 40 ans et plus seraient concernées. Ce phénomène naturel lié au vieillissement se traduit progressivement par une diminution de la capacité de l’œil à faire la mise au point sur les objets proches.

La myopie apparaît, quant à elle, comme un enjeu majeur pour les prochaines décennies. Les projections présentées indiquent qu’à l’horizon 2050, une personne sur deux pourrait être myope. L’évolution des habitudes de vie, notamment l’exposition accrue aux écrans et le travail prolongé en vision de près, figure parmi les facteurs de préoccupation. Chez les enfants particulièrement, les spécialistes appellent à la vigilance face à l’utilisation précoce et prolongée des smartphones, tablettes et autres écrans numériques.

Cette exposition peut également favoriser des symptômes de fatigue visuelle tels que la sécheresse oculaire, les picotements, les irritations, les maux de tête, les difficultés de mise au point ou encore une vision momentanément floue.

Face à ces risques, les spécialistes recommandent une meilleure ergonomie du poste de travail : maintenir une distance confortable avec l’écran, adapter sa luminosité à l’environnement, adopter une bonne posture et aménager convenablement son espace de travail.

La règle du « 20-20-20 » a également été présentée comme une mesure simple pour réduire la fatigue visuelle lors d’une utilisation prolongée des écrans.

LAPAIRE mise sur les médias pour renforcer la sensibilisation

À travers cette conférence de presse, LAPAIRE entend renforcer sa collaboration avec les médias afin de faire de la santé oculaire un sujet davantage présent dans l’espace public. Les journalistes ont été encouragés à solliciter la structure pour accéder aux données disponibles, échanger avec des spécialistes et obtenir des informations techniques fiables.

LAPAIRE met ainsi ses ressources à la disposition des professionnels des médias qui souhaitent réaliser des articles, reportages, interviews, émissions ou enquêtes sur la santé oculaire.

L’ambition affichée est de favoriser une meilleure circulation de l’information sur les maladies des yeux, notamment la cataracte, le ptérygion et les différents troubles de la réfraction, et d’aider les populations à adopter les bons réflexes en matière de prévention, de dépistage et de prise en charge.

 

✍️ Zacharie GANGBO