À quelques semaines du lancement de la campagne agricole 2026-2027, le gouvernement clarifie les conditions d’accès aux primes agricoles. Les producteurs de coton, de soja, de riz et d’anacarde sont désormais fixés sur les règles à respecter pour bénéficier du soutien public.
Les 26 et 27 août 2026, la Chambre nationale d’agriculture du Bénin (CNA-Bénin) a réuni, à Dassa-Zoumè et à Parakou, les responsables des organisations faîtières des quatre filières prioritaires. Ces rencontres ont permis de vulgariser le nouveau dispositif et de prévenir d’éventuels malentendus au sein du monde agricole.
Quatre conditions pour accéder aux primes
L’accès aux primes agricoles ne sera désormais plus automatique. Selon les explications fournies par la CNA-Bénin, les producteurs devront remplir quatre principales conditions.
La première concerne l’enregistrement au Registre national des exploitations agricoles (RNEA). L’immatriculation devient une étape incontournable : sans enregistrement, aucun dossier ne pourra être accepté.
La deuxième exigence porte sur le respect des itinéraires techniques recommandés par les agences territoriales de développement agricole. À travers cette disposition, les autorités entendent encourager les producteurs à adopter les bonnes pratiques afin d’améliorer les rendements et la qualité des productions.
La troisième condition impose la commercialisation des produits à travers les circuits officiels et agréés. Cette mesure doit notamment renforcer la traçabilité des productions et limiter les pratiques frauduleuses.
Enfin, les producteurs devront être à jour de leurs cotisations au sein de leur organisation faîtière et présenter les pièces justificatives relatives à leurs ventes ainsi qu’à la superficie effectivement exploitée.
Pour la CNA-Bénin, ces différentes exigences visent à mieux encadrer l’attribution des primes et à garantir que les ressources publiques bénéficient effectivement aux producteurs éligibles.
Soutenir les revenus et booster la productivité
Les primes agricoles s’inscrivent dans la politique de promotion des filières végétales engagée par le gouvernement. À travers ce mécanisme, l’exécutif entend soutenir les revenus des producteurs, encourager le respect des normes techniques et contribuer à l’amélioration de la productivité.
« Nous voulons que chaque franc public aille à qui de droit et serve à augmenter la productivité », a déclaré le président de la CNA-Bénin lors des rencontres.
Les organisations faîtières appelées à jouer leur partition
Pour assurer une large diffusion du dispositif, les unions communales et départementales ont été invitées à relayer les informations jusqu’au niveau des villages. Les producteurs devront également veiller au respect des délais et au dépôt de leurs dossiers auprès des guichets prévus à cet effet, avant la clôture de la campagne.
Avec cette clarification, les autorités espèrent renforcer la transparence dans l’attribution des primes, limiter les fraudes et encourager davantage de producteurs à intégrer les circuits formels. Une démarche qui devrait également contribuer à améliorer la compétitivité du coton, du soja, du riz et de l’anacarde béninois sur les marchés sous-régionaux.
✍️Pierre SETONDJI (Collaboration)
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